Charbon ou Propane

Déjà le 24 juin, c’est la Saint-Jean et vous êtes fort probablement en vacance si vous êtes au Québec. Pour le souper, il est fort à parier que vous allez faire chauffer votre BBQ pour y faire cuire votre repas préféré pour votre famille ou vos amis. Mais la question est la suivante : est-ce que votre arsenal est au charbon de bois ou bien au propane (ou gaz naturel) ? Oui c’est un one question selon moi à poser. Les deux sont populaires si on se fit aux statistiques de vente au détail. Mais nous devons avouer que le charbon a repris un peu de popularité ces dernières années. Avec toutes les unités de condo qui poussent partout en province, c’est à se demander si le propane ne fera pas un bond spectaculaire puise que bon nombre d’associations de condo interdisent les BBQ au charbon. Certains nouveaux condos et développements résidentiels sont aussi branchés sur le réseau de gaz naturel donc, le tout est aussi disponible pour votre engin.

Ceci étant dit, pourquoi utiliser l’un ou l’autre ? Qu’est-ce qui fait vous avez acheter tel ou tel BBQ ? Les deux ont des avantages et des inconvénients. Mais les deux vont vous satisfaire selon vos besoins personnels. Comme je ne cuisine pas au charbon, mais seulement au gaz naturel, vous pourriez dire que je ne sais pas de quoi je parle. C’est votre opinion et je la respecte. Mais en même temps, vous devez aussi respecter la mienne dans le sens que j’effectue des recherches exhaustives afin d’arriver avec des faits qui peuvent être vérifiés. Également, j’écoute autour de moi ça que les autres disent afin de parfaire mes connaissances.

Les avantages des BBQ au propane sont assez simples : la propreté, la stabilité de la température, les surfaces de cuissons qui peuvent être très grandes tout en gardant la température stable, la très grande variété de marques et modèles offerte dans une vaste gamme de prix selon la qualité.

Les inconvénients maintenant : le prix de base si vous désirez quelque chose d’acceptable, les dimensions du BBQ et le temps nécessaire pour l’assemblage, peu convivial pour le fumage.

Les avantages du BBQ au charbon : sa grosseur (à moins que vous choisissez un super gros modèle avec table de cuisson), la vitesse d’assemblage, sa capacité de fumer vos aliments facilement.

Les inconvénients sont les suivants : le charbon salissant et les braises à jeter, la température quelques fois plus difficile à maintenir si vous n’êtes pas très habitué avec votre engin.

Du côté de la température minimale et maximale que peuvent atteindre et maintenir les 2, c’est sensiblement identique. Mais je dois avouer que de posséder un BBQ équipé d’un brûleur à infrarouge c’est très pratique puisse qu’il peut atteindre les 1800 en quelques instants,  ce qui est beaucoup plus ardue, voir impossible, de faire avec le charbon. Pour saisir les grosses pièces de viande ces fantastiques.

Ceci dit, c’est à vous de choisir selon VOS goûts, votre budget et ce que vous désirez en faire.

C’est quoi l’idée de faire bouillir la viande

C’est le long weekend de la St-Jean au Québec qui vient de débuter. Pour la grande majorité d’entrevous, vous êtes en congé aujourd’hui. Pour d’autres comme moi, c’est lundi prochain. Aujourd’hui c’est une autre journée de flotte à l’extérieur, donc quoi de mieux qu’une autre réflexion de mon cru.

Celle-ci porte sur l’idée ou la croyance populaire qu’il est préférable de faire bouillir sa viande (disons des côtes levées) avant de passer à la cuisson sur le BBQ. Avouons-le, nous connaissons tous quelqu’un qui y croit dur comme fer et qui le fait toujours. On a beau leur expliquer pourquoi qu’il serait bien mieux de ne pas faire bouillir le tout, mais ils arrivent avec des arguments qu’ils ont entendus quelque part de quelqu’un qui connait une personne qui est spécialiste qui a dit ceci et cela. Oui oui, on connait tous cette personne.

Débutons par « pourquoi faire bouillir sa viande ». Le concept général accepté par la communauté est qu’il y a quelques avantages comme : l’attendrissement de la viande (les fibres sont brisées par la température de l’eau), il y a moins de gras, donc meilleurs pour la santé, et finalement une cuisson beaucoup moins longue sur le BBQ ou au four. Il y a peut-être d’autres « avantages » très discutables, mais je n’ai pas eu la chance de les trouver sur l’internet. Il y a aussi les spécialistes en nutrition qui conseillent fortement lors de certaines diètes sévères de faire bouillir leurs poitrines de poulet avant de les manger.

Mais avez-vous remarqué que tous ceux qui font bouillir leurs viandes y ajoutent une tonne de sauce et d’épices pour avoir un goût avant de les servir ? Je crois que de façon inconsciente  ils savent très bien qu’il n’y aura presque aucun goût s’ils ne le font pas.

À la limite je pourrais comprendre quelqu’un qui n’a pas de BBQ, qui travaille toute la journée et qui a envie d’un bon souper de les faire dans un autocuiseur (Crock-pot). Ceci est bien à la limite selon moi. Encore là, tous les goûts sont dans la nature et notre éducation reçue influence nos choix culinaires.

Allons y maintenant avec pourquoi il ne faut pas faire bouillir sa viande. J’entends mes amis cuistots arriver avec une foule de raisons. Mais je vais y aller avec quelques-unes des plus évidentes :  le goût qui reste présent dans la viande, la cuisson lente permet de faire fondre les gras internes afin d’augmenter la saveur de la viande, également de briser les fibres afin que cette dernière soit tendre. Vous aurez ainsi moins besoin de mettre de sauce pour obtenir du goût. Un peu de marinade sèche avant la cuisson, un eu de sauce dans les dernières minutes avant de servir. Oui la cuisson est un peu plus longue, mais combien plus savoureuse. Si vous trouvez le temps long durant la cuisson, ouvrez-vous une bonne bouteille et dégustez-la en attendant.

Par contre, je suis d’accord que certaines coupes de viande doivent dans une certaine mesure être cuites en bouillant. Le meilleur exemple est un bon et juteux rôti de palette de boeuf que nos grands-mères faisaient cuire pendant de longues heures pour le diner du dimanche. Encore des souvenirs d’enfance qui sont dans ma tête. Je dois vous avouer que celui que ma conjointe fait à l’occasion est tout simplement à se rouler par terre.

Donc, en résumé il est de loin préférable de ne pas faire bouillir vos viandes afin de conserver les saveurs et les jus naturels de celles-ci. Mais également, pour éviter les foudres de vos amis internautes.

Pourquoi dire Charcoal

Il y a quelques jours je partageais avec vous tous mes souvenirs d’enfance avec mon article sur le fameux Hibachi. Hier quelqu’un dans un groupe de Facebook posait la question à savoir d’où venait le terme « barbecue ». Après quelques recherches rapides sur le net, j’ai trouvé ceci des Wikipédia :

L’étymologie retenue par les linguistes est la suivante : « barbecue » vient, via l'hispano-américain barbacoa, d'un mot arawak désignant une claie en bois servant à rôtir ou fumer la viande2,3. Barbecue est attesté en anglais depuis 1697 (formes anciennes : barbecu, barbacot, barbicue)

Ceci était clarifié, ce matin en prenant mon café je pensais au nombre de fois que nous entendons des personnes (des Québécois) dirent : « ce soir on va faire du charcoal (ou même dirent « charcoil » avec un accent) ». Alors qu’en réalité ils vont tout simplement allumer leurs BBQ au propane. Le terme charcoal veut dire un appareil servant à la cuisson au charbon de bois. J’ai bien dit CHARBON DE BOIS, pas au propane.

Oui j’en conviens, ceci vient du temps de nos parents et grands-parents où le propane n’était pas disponible ou utilisé pour ceci. Ils faisaient leurs cuissons extérieures sur les BBQ au charbon. Il serait peut-être temps de s’habituer à dire qu’on s’en va faire du barbecue afin de ne pas causer de confusion.

Oui c’est probablement exagéré un peu de ma part. Mais imaginer quelqu’un qui arrive au Québec, qui n’est pas habitué à nos tournures de phrase et expressions. Il pourrait s’attendre à quelque chose qui serait différent de la réalité. Je ne vous dis pas de commencer à reprendre et corriger votre entourage en leur faisant la morale sur les bons termes à utiliser, mais peut-être le dire à nos jeunes afin que ceux-ci puissent discuter avec les bons mots.

Souvenirs d’enfance

Bon matin à tous. Je ne sais pas de quoi a l’air la température chez vous, mais ici c’est la flotte ce matin. C’est le genre de matin où l’on est nostalgique du temps passé, de nos souvenirs d’enfance, d’où on vient, etc. Question de ne pas partir trop loin dans nos pensées, restons dans nos souvenirs d’enfance.

Mon amour pour le BBQ m’a été inculqué très tôt dans ma jeunesse par mon père et mes oncles. Je devais voir environ 5 ans lorsque nous avons commencé à faire du camping à Trois-Rivières ouest au défunt camping Nikoba (je crois que ça à s’écrivait comme ça) directement sur le bord du fleuve Saint-Laurent. Juste pour préciser que j’ai fait du camping en famille dès l’âge de 2 ans jusqu’à 16 ans.

À ce camping, il y avait nous bien sûr, mais aussi mon oncle Raymond et sa famille. Je me souviens lorsqu’on arrivait tous le vendredi soir après 45 minutes de route et que mon père allait se chercher son souper favori à la petite cantine de la place. Je dis souper dans un sens très large puisse que c’était 2 hot-dogs avec des oignons cuits et des frites bien grâces d’huile.

Laissons de côté la nourriture d’une qualité discutable de cette cantine et retournons au BBQ. Les samedis soir lorsqu’il faisait beau et chaud, mon père sortait notre petit hibachi, le sac de charbon bon marché, une canne de liquide d’allumage et bien sûr des allumettes de bois. Mon oncle, lui, avait un petit BBQ de style « kettle » un peu rouillé, mais encore fonctionnel. Ils mettaient le charbon, un peu de papier journal, une quantité discutable de liquide et allumaient le tout avec une allumette en se croisant les doigts que ç’a allait fonctionner. L’odeur dégagée par le charbon qui changeait de couleur et cette étrange odeur d’essence qui brûlait nous indiquaient que bientôt nous allions nous mettre à la table.

Le plus souvent nous retrouvions les classiques hot-dogs et hamburgers qui cuisaient sur les BBQ. Ceux-ci étaient pour nous les jeunes. Les adultes eux avaient droit à la vraie viande comme des petits steaks attendris ou bien des T-bones pour les vrais hommes. Les odeurs dégagées par tout ce qui cuisait nous entraient dans les narines, quand le vent était du bon côté, et nous ne pensions qu’à manger le tout pour avoir notre soirée de libre.

Après le repas, ils laissaient refroidir le plus possible les cendres encore ardentes pour les enfouir dans un trou cruisé dans la terre derrière les roulottes. C’était notre tâche à nous, les jeunes, de creuser les trous.

Je me souviens à quelques reprises lorsque la température changeait soudainement pendant le souper (ou sa préparation) et que les pluies diluviennes nous tombaient dessus. Je crois que c’est de là que vient l’expression d’un souper qui tombe à l’eau!

Maintenant, à chaque fois que je fais du BBQ, c’est ce genre de souvenir qui me revient en tête. Les odeurs des pièces de viande qui grillent m’emplissent les narines, mais par chance, sans celle de l’essence.

C’est le genre de souvenir qui nous reste pour toujours et qu’on aimerait tant partager avec nos proches.

 

One Hour Spare Ribs – BBQ Pit Boys

Maintenant que nous avons tous eu la chance d’avoir d’excellents repas pour la fête des Pères, passons aux choses sérieuses. Nous connaissons tous la technique bientôt classique du 3-2-1 afin d’obtenir des côtes levées de porc des plus délicieuses. Ici on parle de près de 6h de cuisson. Nos amis de BBQ Pit Boys nous arrivent avec une technique pour en faire en 1h lorsque vous êtes pressé par le temps.

Se tromper en cuisine c’est correct 

Nous sommes déjà le 18 juin. Le temps passe tellement rapidement. C’est aujourd’hui la fête de pères. L’été arrive officiellement dans quelques jours. Les partys de BBQ sont plus populaires que jamais. Nous voulons tous pouvoir réussir nos cuissons à la perfection afin d’épater nos convives. Nous désirons aussi essayer ces nouvelles recettes que nous voyons ici et là dans les magazines, à la télé et sur internet. Comme c’est assez souvent le cas, on est tous des amateurs et non des chefs cuisiniers. Donc, on y va au mieux de nos connaissances en se croisant les doigts.

Dans le meilleur des cas, ça sera une belle réussite. Sinon, ça risque de varier entre on met le tout à la poubelle et ce n’est pas si pire que ça. Mais tous ces résultats sont bien corrects. Pourquoi ? Parce qu’il faut apprendre de nos erreurs et faire des essais afin de trouver comment y mettre notre touche personnelle.

Faites juste penser à la fameuse poutine du Québec. En partant comment quelqu’un a pensé de mélanger tous ces ingrédients ensemble dans un plat qui est devenu une légende? Ceci est sans compter toutes les variantes disponibles dans les restaurants. C’est un peu la même chose pour la pizza. Aujourd’hui, nous sommes très loin de la version originale qui était seulement une pâte, de la sauce et un peu de basilic.

Les erreurs en cuisine nous font évoluer et découvrir de nouvelles saveurs.

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